mardi 15 juillet 2008

Nouvelles pages

De la même façon que j'avais créé une page sur les images anciennes de La Meije, j'ai publié deux nouvelles pages sur les deux autres sommets majeurs du massif des Ecrins : la Barre des Ecrins et le Pelvoux :
http://www.bibliotheque-dauphinoise.com/images_anciennes_pelvoux.html
http://www.bibliotheque-dauphinoise.com/images_anciennes_ecrins.html
Ce sont des sujets rarement traités, alors que c'est intéressant de voir peu à peu apparaitre les Ecrins et le Pelvoux dans l'iconographie. Quand on pense qu'il a fallu attendre James Forbes et son ouvrage sur Norway and its Glaciers, publié en 1853, pour avoir une première représentation des Ecrins. Et encore, la face Nord, aujourd'hui si célèbre, n'a été représentée pour la première fois qu'en 1865 dans Outline sketches of High Alps of Dauphiné, de T.-G. Bonney.


J'en ai profité pour mettre en ligne la carte du massif des Ecrins d'après la Carte du Haut-Dauphiné de Bourcet, en fusionnant deux des planches. En effet, le Pelvoux et la Montagne d'Oursine (Les Ecrins) se trouvent à la limite de deux planches :



Pour compléter ma description d'ouvrages sur les Ecrins, j'ai publié une page sur :
Les Alpes du Dauphiné, de E. Debriges, paru en 1885, avec de belles gravures :



dimanche 6 juillet 2008

Quelques nouvelles du site Bibliotheque-Dauphinoise

Comme chaque mois, je fais un bilan rapide du mois passé. Je vais passer vite, car je trouve que mon flux de visites est sur la mauvaise pente. Je n'ai eu "que" 1363 visites au mois de juin. Il y a une baisse continue depuis le record de mars à 1761 visites. Je me console par la montée des visites sur le blog : 75 ce mois-ci. Malheureusement, j'ai l'impression que les accès au blog ne se répercutent pas sur les accès sur le site. Est-ce qu'il n'est pas suffisamment clair qu'il suffit de cliquer sur www.bibliotheque-dauphinoise.com pour arriver sur mon site.

Malgré cela, deux raisons de satisfaction. La première est que j'arrive toujours à tenir le rythme de mes publications. En particulier, j'ai fait un travail important sur la notice de l'Album du Dauphiné, de Victor Cassien et Alexandre Debelle. Les publications du mois de juin sont :
Victor Cassien et Alexandre Debelle : Album du Dauphiné
Edouard Whymper : Escalades dans les Alpes (pré-originale dans Le Tour du Monde, 1872)
Hyacinthe Gariel : La bibliothèque de Grenoble

Deuxième raison d'être satisfait, c'est d'avoir vu une de mes notices reprise presque intégralement dans le dernier catalogue de la libraire Chamonal. Il suffit de se reporter aux pages 178 et 179 pour voir quelques lignes directement copiées de mon site. Elles concernent l'ouvrage du marquis de Pezay :
Noms, situation et détails des vallées de la France le long des grandes Alpes dans le Dauphiné et la Provence...



Enfin, lors d'une vente à Drouot le 25 juin, j'ai eu la chance d'acheter un exemplaire de Zizimi, prince ottoman de Guy Allard, provenant de la bibliothèque de Charles Nodier, avec une note de sa main. C'est un superbe exemplaire en plein maroquin rouge, avec un décor à la Duseuil. J'ai ainsi deux exemplaires de cet ouvrage, dans des belles conditions.





dimanche 22 juin 2008

La Bibliothèque de Grenoble

Encore une plaquette ce week-end : une notice historique et descriptive sur la Bibliothèque Municipale de Grenoble par un des ses plus fameux conservateurs : Hyacinthe Gariel , qui a dirigé cet établissement de 1848 à 1882 et qui est le véritable fondateur du fonds dauphinois :
La Bibliothèque de Grenoble. 1772 – 1878.



dimanche 15 juin 2008

Escalades dans les Alpes, de Whymper

Nouvelle description ce week-end, celle de la pré-publication des extraits d'Escalades dans les Alpes d'Edouard Whymper dans la revue Le Tour du Monde. Ces extraits ont été traduits par Adolphe Joanne :
http://www.bibliotheque-dauphinoise.com/escalades_alpes_whymper_1872.html

Ces pages sont passionnantes. Elles décrivent la troisième ascension du Pelvoux, après celles du capitaine Durand en 1828 et de Victor Puiseux en 1848. Malgré ces précédentes ascensions, E. Whymper pensait encore pouvoir atteindre le Pic d'Arsine (Les Ecrins) par le chemin du Pelvoux. Arrivé au sommet, il dut se rendre à l'évidence que l'abime entre les deux montagnes étaient insondables. Pourtant, le capitaine Durand l'avait déjà constaté. Extraordinaire de penser qu'en 1861, on savait si peu de choses sur la géographie interne du massif qu'il était encore possible de ne pas distinguer clairement le Pelvoux des Ecrins.

Cet article est particulièrement bien illustré :

dimanche 8 juin 2008

L'Album du Dauphiné, enfin !

Je l'avais annoncé le 24 mars, je viens de le réaliser ! J'ai enfin publié ma description de l'Album du Dauphiné. Vous pouvez la consulter à cette adresse :
http://www.bibliotheque-dauphinoise.com/album_dauphine.html

J'en profite pour remettre ici une des deux ou troisième vues imprimées de La Meije. Le romantisme est passé par là. Il faut deviner qu'il s'agit de La Meije. C'est néanmoins émouvant de penser qu'il y a quelques 180 ans, on ne savait toujours pas représenter cette montagne comme elle est, dans sa beauté !

dimanche 1 juin 2008

Bilan du mois de mai 2008

Je sacrifie au rituel mensuel du bilan. Côté visite, je reste stable à une cinquantaine de visites par jour pour le site et à 2 visites par jour pour le blog. J'ai eu une petite pointe ces derniers jours suite à la consultation active de la page Grenoble inondé, qui décrit l'ouvrage de Pilot de Thorey. Après les intempéries de ces derniers jours, les craintes d'inondations à Grenoble par l'Isère ont provoqué un afflux d'accès amenés par la recherche sous Google avec les mots Inondations et Grenoble.

Pour les publications, mai a été assez actif, probablement à causes des longs ponts qui m'ont laissé le temps de décrire quelques ouvrages. Les ouvrages décrits ce mois sont :
Clapier (Pierre) : Epidémie observée [Maladie épidémique observée au Bourg-d'Oysans & à la Grave].
Villars (Dominique) : Observations de médecine sur une fievre épidémique qui a régné dans le Champsaur & le Valgaudemar en Dauphiné, pendant les années 1779 & 1780.
Nicolas (M.) : Histoire des maladies épidémiques qui ont régné dans la Province de Dauphiné, depuis l'année 1775.
Alpinus : La chasse alpestre en Dauphiné (édition originale de 1874)
Girault de Saint-Fargeau (Eusèbe) : Guide pittoresque du voyageur en France. Département des Hautes-Alpes.
Bourcet (Pierre-Joseph de) : Carte géométrique du Haut-Dauphiné et de la frontière ultérieure.
Allard (Guy) : Relation de ce qui a été fait en la ville de Grenoble pour la réception de Messeigneurs les Princes (publiée par Humbert de Terrebasse, réimpression de 1901).

Le dernier a été décrit ce week-end. Je ne résiste pas au plaisir de montrer la photo de la belle couverture de cette rare plaquette :


dimanche 25 mai 2008

Publications, lecture et autres réflexions

Comme promis, j'ai publié une page que j'espère complète et attractive sur la Carte du Haut-Dauphiné, de Pierre de Bourcet. J'ai y mis du temps, mais j'ai pris beaucoup de plaisir à me pencher sur cette carte extraordinaire. Quel plaisir de parcourir ce pays que je connais si bien sur cette carte qui est la première à le décrire avec autant d'exactitude et de précision. Retrouver les lieux connus, identifier ceux dont le nom a changé ou a été déformé, explorer l'intérieur du massif, à la géographie encore incertaine, et y retrouver les sommets que l'on connaît si bien, j'y ai passé des heures. Rien que pour la cartographie du massif de La Meije, appelée ici l'Aiguille du Midy, cette carte méritait d'apparaître dans ma bibliothèque et d'être décrite sur mon site. J'ai bien entendu consacré une page à Pierre Joseph de Bourcet, même si j'ai eu quelques difficultés à rassembler des éléments le concernant.





Autre publication, une petite plaquette sur les Haute-Alpes par Eusèbe Girault de Saint-Fargeau :
Guide pittoresque du voyageur en France. Département des Hautes-Alpes., publié vers 1836. La livraison consacrée aux Hautes-Alpes est illustrée de quelques gravures sur acier, qui sont des représentations presque naïves et toujours grossières de quelques paysages des Hautes-Alpes, dont Briançon et le Lautaret.



Sur le Dauphiné, je recommande la lecture de la Nouvelle histoire du Dauphiné, que vient de publier Glénat, sous la direction de René Favier. Au delà de la qualité des textes et de l'iconographie, j'ai surtout retenu l'intéressante interrogation sur l'identité dauphinoise. Que signifie être dauphinois, que peut-on qualifier de dauphinois, lorsque la province du Dauphiné était plus une construction politique qu'une région homogène par les paysages, la langue, l'économie, etc ? Ce n'est pas nouveau que de faire remarquer que rien n'assure l'unité de cette région et que le cours de l'histoire depuis la Révolution n'a eu que pour conséquence de diluer toujours plus l'identité dauphinoise. Aujourd'hui, ce n'est plus qu'une étiquette utilisée par quelques institutions (Musée Dauphinois, etc.). En revanche, les autres histoires du Dauphiné tendaient à occulter cet aspect de l'histoire de la Province et maintenaient l'illusion de son existence toujours vivace. Celle-ci aborde de front cette interrogation, qui est même au centre de la réflexion. Elle n'entretient plus cette illusion. C'est en cela qu'elle est nouvelle, voire novatrice.




Cela m'a amené à m'interroger sur le nom donné à mon site et à ce blog. En définitive, lorsque j'ai qualifié mon site de "bibliothèque dauphinoise", qu'est ce que je voulais dire, alors que mon intérêt se porte essentiellement sur les Hautes-Alpes et l'Oisans ? Pour un Drômois ou un Isèrois du bas pays, il ne peut se retrouver dans ma bibliothèque. Et pourtant, j'ai tenu à l'appeler ainsi, en partie par goût des vieilles choses, en partie pour lui donner une dimension historique et la rattacher au courant presque éteint de l'érudition régionale dauphinoise, qui a connu ses beaux jours au XIXe siècle.

Quel meilleur exemple du flou sur l'identité dauphinoise que la bourde que j'ai lue dans le dernier numéro de La Gazette de Drouot. A propos de la famille Berenger-Sassenage, dont les meubles vont être vendus au profit de la fondation Sassenage, l'auteur de l'article la qualifie d'"illustre famille savoyarde". Et pourtant, il n'y a guère de plus illustre famille dauphinoise (voir l'Histoire de la maison de Sassenage, de Nicolas Chorier). J'imagine la confusion entre Grenoble, les Alpes, la Savoie. Ce n'est pas la première fois que je vois que certains pensent que Grenoble est en Savoie, parce que pour certains, les Alpes françaises et la Savoie ne font plus qu'un. L'identité dauphinoise est bien diluée !