samedi 30 janvier 2016
Mémoires de la Société littéraire de Grenoble, 1787 et 1788
Publié par
Jean-Marc Barféty
à
15:42:00
0
commentaires
Libellés : Bibliographie dauphinoise, Dominique Villars, histoire du Dauphiné
lundi 22 décembre 2014
Le Dauphiné, Camille Lebrun, 1848
A une demi-lieue du Monestier, est un petit hameau nommé Casset où nous allâmes nous promener a pied le lendemain. Vis-à-vis ce hameau, se dresse un glacier dont la rampe excessivement raide nous découragea d’en tenter l’ascension. Le glacier du Casset, haut, dit-on, de 1,600 pieds, est un des contre-forts du Pelvoux qui, lui-même, se rattache au Lautaret ; ce dernier glacier est plus élevé du double que celui du Casset.Nous déjeunâmes dans une guinguette d’où nous avions en vue l’imposant tableau de cette agglomération de montagnes qui, comme tout ce qui est superbe ou terrible, attire et fascine pour ainsi dire le regard de l’homme. La glace amoncelée depuis un temps immémorial et parvenue à un état de solidification qui lui donne une dureté bien supérieure à celle de beaucoup d’espèces de pierre, n’a pas la transparence qui résulte de la congélation éphémère et fréquemment renouvelée des cascades ni des fontaines; sa blancheur mate lui donnerait plutôt de loin l’apparence de marbre poli. Les glaciers des Hautes-Alpes se trouvent presque tous sur la lisière du département de l’Isère. Parfois il s’en détache des blocs volumineux qui roulent de monts en monts, jusque dans les vallées inférieures. Néanmoins, ces incommensurables lits de glace , au milieu desquels se dessinent d’énormes masses simulant des tours, des obélisques, des buffets d’orgue, des forteresses en ruines, augmentent toujours au lieu de diminuer. (pp. 307-311)
Publié par
Jean-Marc Barféty
à
08:44:00
0
commentaires
Libellés : Bibliographie dauphinoise, Hautes-Alpes, histoire du Dauphiné, Montagne
lundi 22 juillet 2013
Description du Dauphiné, de la Savoie, du Comtat-Venaissin, de la Bresse et d'une partie de la Provence, de la Suisse et du Piémont au XVIe siècle, par Aymar du Rivail, traduit par Antonin Macé
Des divers systèmes sur le passage des Alpes par Annibal. Les contradictions d'Aymar du Rivail à ce sujet sont l'occasion, pour Antonin Macé, de développer largement ses réflexions et son opinion sur le passage d'Annibal. Il se range à l'hypothèse du passage par le Mont-Cenis, en s'appuyant en particulier sur l'ouvrage de Larauza. Les hypothèses par les cols des Hautes-Alpes (Monte-Genèvre, Mont-Viso, Queyras, etc.) sont réfutées et discutées.
Des routes actuelles dans les Alpes, qui contient en particulier un développement sur la route du Mont-Genèvre.
Aymari Rivallii [Aymar du Rivail], Delphinatis. De Allobrogibus. Libri novem. Ex autographo codice Bibliothecae Regis editi. Cura et Sumptibus Aelfredi de Terrebasse [Alfred de Terrebasse].
Viennae Allobrogum, apud Jacobum Girard, bibliopolam [Vienne, Jacques Girard, Libraire], 1844, in-8°, [6]-XXVII-608 pp.
Pour voir la notice, cliquez-ici et le messages sur ce blog : "De Allobrogibus", une édition de 1844, des presses de Louis Perrin
Publié par
Jean-Marc Barféty
à
22:43:00
1 commentaires
Libellés : Annibal, Bibliographie dauphinoise, Bibliophilie, Ex-libris, Hautes-Alpes, histoire du Dauphiné
samedi 16 février 2013
Oisans : un beau dépliant touristique de 2 mètres de long
Parlant d'illustrateur, qui est donc l'auteur de ce panorama ?
Il faut de bons yeux pour distinguer son nom sur la première couverture : "Dessiné par Louis Guerry"
Quelques recherches plus tard (Google, Gallica, BNF, CCFr), le résultat est maigre :
Un dépliant similaire, probablement à la même date :
Excursion au couvent de la Grande Chartreuse : Grenoble, Voiron, Saint-Laurent, Le Couvent, St-Pierre, le Sappey, Grenoble. Projection sur 200 kilomètres des sommets du massif. Grenoble, J. Baratier, s.d.
Une carte du même massif de la Grande-Chartreuse :
Massif de la Grande-Chartreuse. Carte du touriste. Chemin de fer Voiron St-Béron, 1/100. 000, dessiné par Louis Guerry - Annecy, Grenoble, J. Baratier, [1897], 1 feuille (61 x 39 cm). (source : Gallica)
Visiblement installée à Annecy, il en a donné une carte :
Annecy plan de la ville mis à jour 50 (cinquante) ans après la réunion de la Savoie à la France, Genève, Lith. Sonor, [1910], 1 plan en coul., 1095 x 1073 mm.
Enfin, dans un genre très différent, une affiche sur la Palestine :
P. L. M., Palestine, Bethléem
[S.l.] : [s.n.] , [1898] ([Paris] : [F. Hugo d'Alési]), 1 est. lithogr. en coul. 106 x 75 cm
Pour aller plus loin :
Excursion en Oisans, Louis Guerry
Louis Guerry
Publié par
Jean-Marc Barféty
à
16:31:00
0
commentaires
Libellés : Ephemera, histoire du Dauphiné, Illustrateurs
dimanche 26 août 2012
Jean Jacques Rousseau à Grenoble (bis)
Pour éviter un détour dans les appartements des domestiques et la cuisine, je le conduisis par mon cabinet qui était contigu à l'escalier. En y entrant et voyant une bibliothèque assez considérable, trop peut-être pour un idiot de ma sorte, il fronça le sourcil et me dit d'un ton assez ironique : « Il y a ici bien des mensonges ! » - « Il y a encore plus de belles et bonnes vérités, monsieur, lui repartis-je, je vous montrerai Emile qui me guide ainsi que vous allez le voir, le Contrat social que j'étudie, La Nouvelle Héloïse qui me transporte, plusieurs discours de Jean-Jacques Rousseau et d autres auteurs qui m'instruisent et m'amusent. »Il balbutia quelques mots et, continuant sa route en donnant la main à la belle nourrice.
On traverse un cabinet occupé par la bibliothèque de Bovier.- Il y a ici bien des mensonges, dit Jean-Jacques, en donnant cours à ses pensées favorites, aussitôt qu'il apercevait un volume, ou la moindre feuille imprimée.- On y trouve plus encore de belles et bonnes vérités, s'écrie l'avocat, à l'affût d'une occasion favorable pour glisser un compliment. Voyez l'Emile, qui est mon guide, le Contrat social que j'étudie et la Nouvelle Héloïse qui me ravit d'admiration !A ce coup d'encensoir où fumait un parfum trop grossier pour son orgueil délicat et raffiné, Jean-Jacques rougit, balbutie quelques mots et s'empresse de gagner une petite cour.
Gaspard Bovier
Journal du séjour à Grenoble de Jean-Jacques Rousseau, sous le nom de Renou, établi d'après le manuscrit 15.282 du fonds français de la Bibliothèque Nationale.
Introduction de Raymond Schiltz. Préface de Jean Guéhenno. Illustration d'Henri Patez.
Grenoble, Roissard, [1964], in-8°, 144-[8] pp., 8 illustrations hors texte : 4 dessins originaux d'Henri Patez, une reproduction de la carte de Cassini et 3 fac-similés.
Publié par
Jean-Marc Barféty
à
23:00:00
2
commentaires
Libellés : Bibliographie dauphinoise, histoire du Dauphiné, Personnalité
dimanche 4 décembre 2011
Jean-Jacques Rousseau à Grenoble
Le titre complet de cet ouvrage d'Auguste Ducoin (1814-1894) est :
Publié par
Jean-Marc Barféty
à
19:25:00
3
commentaires
Libellés : Bibliographie dauphinoise, histoire du Dauphiné, Personnalité
dimanche 17 juillet 2011
Un manuscrit du XVIIIe siècle : le Dictionnaire du Dauphiné, de Guy Allard
La reliure est modeste, mais le manuscrit est d'une belle écriture uniforme et très lisible, quoiqu'un peu chahutée parfois.

La notice sur Zizmi, dernière de l'ouvrage :

La modeste demi reliure en basane :

J'ai essayé de dater un peu plus précisément ce document, malgré mes connaissances très restreintes dans ce domaine. L'écriture me semble plutôt de la deuxième moitié du XVIIIe. En revanche, les filigranes du papier pourraient laisser penser qu'il date d'avant l'arrêt de 1741 sur les marques de papier.


Le premier est formé des initiales "J M". Le deuxième représente une cloche surmontée d'une couronne fleurdelysée. C'est la marque d'un format. Quelqu'un saurait-il m'en dire plus ?
De même, je n'ai pas trouvé beaucoup d'informations sur le propriétaire de cet ouvrage.

Qui était ce Champel ? Certes, j'ai trouvé que le le 19 janvier 1772, un Champel avait fait partie des souscripteurs pour l'acquisition de la bibliothèque de Mgr Jean de Caulet, base de la Bibliothèque Municipale de Grenoble actuelle. Il existe Pierre-François Champel (1744-1814), avocat à Grenoble, fils d'André Champel, garde du corps sous Louis XV et père d'André Champel, camarade d'Henri Beyle (Stendhal) à l'Ecole Centrale. Il existe aussi Jean Louis Champel, avocat, député du district de Romans lors des Etats-Généraux de Romans en 1788. Il y a parfois une confusion entre Jean-Louis et Pierre-François Champel.
Toue cela est un appel à l'entraide bibliophilique. Si l'un d'entre mes lecteurs sait m'en dire plus, je suis preneur.
Ce Dictionnaire de Guy Allard est resté inédit jusqu'à sa publication par Hyacinthe Gariel en 1864.
Comme conservateur de la Bibliothèque de Grenoble, il avait obtenu en 1844 du descendant de Guy Allard, Antoine Allard Du Plantier, le don de ses manuscrits à la bibliothèque de Grenoble. Même si cette bibliothèque possédait déjà une copie manuscrite, H. Gariel a pu travailler directement sur la copie originale de ce travail :
Dictionnaire historique, chronologique, géographique, généalogique, héraldique, juridique, politique et botanographique du Dauphiné, publié pour la première fois et d'après le manuscrit original par H. Gariel.
Grenoble, Imprimerie Edouard Allier, 1864, in-8°, 2 tomes

Pour en savoir plus sur ce dictionnaire, cliquez-ici pour le manuscrit et son histoire et cliquez-ici pour l'édition de 1864.
La belle reliure de cet exemplaire :

Pour finir, le témoignage, édifiant, d'H. Gariel sur les manuscrits de Guy Allard :
J'ai eu le bonheur d'obtenir en 1844 de l'amitié de M. Antoine Allard, de Voiron, descendant de Guy, le don pour la Bib. pub. de Grenoble de cette précieuse collection de mss., tous autographes de notre auteur. Malheureusement, aucun d'eux n'ayant été protégé par la moindre reliure, plusieurs se trouvent incomplets de quelques ff., même de cahiers entiers : d'autres sont profondément altérés par ces deux fléaux des bibliothèques, l'humidité et les rats... — Outre les XXIII ouvrages ci-dessus formant 36 vol. ou cahiers, notre Bib. possède encore une quantité considérable de feuilles volantes et de cahiers détachés dont il sera difficile de faire des corps d'ouvrage à cause des nombreuses lacunes et l'absence complète de titres. On ne pourra guère les regarder que comme des recueils de notes. Leur réunion formera environ 15 vol. qui, réunis aux 36 déjà signalés, atteindront un total de 51. Mais ce nombre sera loin de comprendre tous les ouvrages mss. laissés par G. Allard. En effet, plusieurs d'entre eux étaient numérotés, et le plus haut chiffre porté sur les mss. acquis par nous est celui de 82. Or, en l'adoptant comme le plus élevé de la collection, il resterait encore 31 ouvrages ou volumes que l'on doit probablement regarder comme à jamais perdus.Le jugement sans aménité, voire fielleux, de Joseph Roman, un érudit haut-alpin de la deuxième moitié du XIXe siècle :
C'est, du reste, un mauvais service à rendre à certains historiens que de les remettre en lumière et d'exposer aux regards de tous, en les soulignant, leurs erreurs et leurs lacunes. Guy Allard, avant la publication de son Dictionnaire du Dauphiné, jouissait d'une grande réputation; elle n'a pas survécu à l'apparition de son livre.
Publié par
Jean-Marc Barféty
à
21:39:00
0
commentaires
Libellés : Bibliophilie, histoire du Dauphiné
lundi 28 mars 2011
Epidémies dauphinoises...
Histoire des maladies épidémiques qui ont régné dans la Province de Dauphiné, depuis l'année 1775.
Grenoble, Imprimerie royale, 1780
(plus plus d'information, cliquez-ici).

Il donne une suite en 1786, pour les observations entre 1780 et cette date :
Mémoires sur les maladies épidémiques qui ont régné dans la Province de Dauphiné, depuis l'année 1780
Grenoble, Imprimerie royale, 1786
(plus plus d'information, cliquez-ici)

Ce sont des ouvrages d'observations médicales et de réflexions théoriques. A l'instigation de l'intendant du Dauphiné, M. Pajot de Marcheval, Jean François Nicolas observe, décrit et analyse les épidémies du Dauphiné. Il donne une place importante à la description du cadre de vie des malades, en introduisant chaque observation par une "topographie" de la région ou du village visités. Chaque mémoire est l'occasion de décrire le pays concerné, sa géographie, son histoire, les habitudes, le cadre de vie, la nourriture des habitants. Chaque observation débute par un rappel des conditions météorologiques de l'année, une description du village et de sa configuration géographique, des remarques sur les conditions économiques et sociales de la population, ainsi que sur leurs habitudes de vie. Ce sont ces observations qui donnent du prix à ces ouvrages. On y trouve aussi une description des symptômes, puis du traitement que le médecin Nicolas a appliqué, mais cela doit surtout avoir de l'intérêt pour un historien de la médecine.
Dans le deuxième ouvrage, il donne un récit d'un voyage à travers le Dauphiné à la découverte des sources d'eaux minérales pendant l'été 1783. Un long chapitre est consacré aux sources d'Uriage. Il évoque aussi les sources du Plan-de-Phazy, dans les Hautes-Alpes et étudie les sources chaudes de Monêtier-les-Bains. A cette occasion, il donne un récit (un des premiers) d'un trajet de Briançon à Bourg d'Oisans par le col du Lautaret.
Mémoire sur une fièvre putride soporeuse, Qui a régné à l'Hôpital Militaire de Grenoble, depuis le 10 Ventôse, jusqu'au 10 Germinal suivant; Rédigé par les Officiers de santé de l'Hôpital.
Grenoble, an V (1797)
(pour plus d'informations, cliquez ici)

C'est une étude sur une fièvre qui a touché les militaires de la 158e demi-brigade, arrivés à Grenoble le 10 ventôse an V (28 février 1797) en accompagnant des prisonniers autrichiens. La fièvre a duré jusqu'au 10 germinal an V (30 mars 1797). Elle a touché à peu près 150 soldats, sans compter les malades parmi les prisonniers autrichiens. Ceux-ci venaient d'Italie, capturés lors des guerres d'Italie conduites par Bonaparte. Ce sont eux qui amenèrent la fièvre, qu'ils transmirent aux soldats qui les conduisaient.
La démarche adoptée dans cet ouvrage se rapproche d'une des premières études de Villars, contemporaine des ouvrages du médecin Nicolas :
Observations de médecine sur une fievre épidémique qui a régné dans le Champsaur & le Valgaudemar en Dauphiné, pendant les années 1779 & 1780, (cliquez ici), ouvrage qui allie l'observation clinique, la description des traitements et la réflexion théorique sur la maladie.
Dans le même esprit, en plus des deux ouvrages du docteur Nicolas, on peut citer un peu antérieurement :
Epidémie observée [Maladie épidémique observée au Bourg-d'Oysans & à la Grave], par M. Clappier, Grenoble, 1768. (cliquez ici)


La lecture de ces ouvrage me ramène à une réflexion que j'avais déjà partagée sur ce blog. Elle est probablement due à mon manque de connaissance sur la littérature médicale de la fin du XVIIIe. A la lecture de ces ouvrages, j'ai le sentiment que la description des symptômes manquait totalement d'une méthodologie claire. Au lieu de chercher les symptômes communs à tous les malades, ils semblaient se disperser en notant de nombreux faits qui n'étaient probablement pas directement liés à la maladie principale. Ils étaient d'ailleurs extrêmement préoccupés par l'état des urines et des selles. En définitive, le lecture de ces documents ne me semblent pas permettre de faire avancer la connaissance des maladies. Mais, je répète, je ne connais absolument pas cette littérature. Peut-être que tous ces mémoires ont permis, peu à peu, de construire la science médicale et de faire progresser la description et la classification des maladies.
Publié par
Jean-Marc Barféty
à
21:30:00
1 commentaires
Libellés : Dominique Villars, histoire du Dauphiné
samedi 19 février 2011
Le Dauphiné en 1698 ou l'érudit "notes de bas de page"
Le Dauphiné en 1698 suivant le mémoire de l'intendant Bouchu sur la généralité de Grenoble. Notes, dissertations & commentaires, par J. Brun-Durand, Lyon et Grenoble, 1874
je me suis empressé de l'acheter :


Las ! De mémoire, il n'y en a fort peu dans cet ouvrage. Il est littéralement noyé sous les notes du sympathique érudit Justin Brun-Durand qui l'a publié en 1874. Dans l'avertissement, il reconnaît lui-même qu'il a donné aux notes "une très grande étendue" au point d'arriver à "une interversion et un renversement" où "l'accessoire dépasse et de beaucoup le principal, c'est-à-dire le texte, qui ne semble être là que pour motiver une longue suite de dissertations et de commentaire sur tout ce qui touche à notre ancien Dauphiné." Il se réfugie derrière l'autorité de Bayle, entre autres, pour justifier cette situation paradoxale.
Certes, ces notes sont intéressantes, mais elles cachent mal l'indigence du mémoire en question, qui n'était là que comme un prétexte à un étalage d'érudition pointilleuse. Ces deux images de quelques pages donneront une idée de l'étendue des notes. Dans la première, c'est à peine si l'on distingue le texte du mémoire.

C'est pour cela que je l'ai qualifié d'érudit "notes de bas de pages", mais j'aurais dû l'appeler l'érudit des notes de pleine page.Pour ceux qui sont arrivés jusque là, vous vous direz que je regrette mon achat. Que nenni ! En effet, au milieu de ce dédale de notes, j'y ai trouvé des faits intéressants (le bibliophile dauphinois fait son miel de tout). La note de bas de page sur les merveilles du Dauphiné (elle s'étend sur 4 pages !) est pleine d'informations utiles. J'ai aussi trouvé dans cet ouvrage un beau témoignage de cette érudition très XIXe où des amateurs pouvaient ainsi publier leur production pleine de détails érudits, à défaut d'offrir de nouvelles perspectives sur l'histoire de la région. Reconnaissons que dans le cas de Justin Brun-Durand, cette érudition nous permet aujourd'hui d'avoir un Dictionnaire biographique de la Drôme, qui est une source d'informations indispensables sur la région. L'érudition besogneuse a parfois du bon.
Pour plus d'informations sur l'ouvrage : cliquez-ici.
Ce portrait nous montre Justin Brun-Durand, croqué par le peintre Ageron. Né à Crest (Drôme) en 1836 et mort en 1910, commerçant et juge de paix, il occupait ses loisirs en publiant de nombreux travaux historiques sur le Dauphiné et plus particulièrement sur la Drôme. Son travail de référence est le Dictionnaire biographique de la Drôme, paru en 2 volumes à la Librairie Dauphinoise de Grenoble en 1900 et 1901.

Dans la notice biographique qui accompagne ce portrait, l'auteur anonyme nous apprend qu'il faisait partie du Comité des travaux historiques et scientifiques, du Ministère de l'Instruction et concluait : "Ce n'est pas trop mal, on en conviendra, pour un ancien marchand de calicot." Je vous laisse interpréter cette dernière remarque.
Glane
Dans un message après la vente du Docteur Blanc en décembre (voir ici), je racontais comment j'avais enfin pu acquérir un ouvrage qui m'était passé "sous le nez" quelques années auparavant. Je vous renvoie vers ce message où Yves Ballu raconte la même chose, pour cette même vente, à propose d'un livre sur le Mont Blanc (admirez les reproductions !). La seule différence est qu'il a dû attendre 35 ans au lieu de 6 comme dans mon cas : cliquez-ici.
Publié par
Jean-Marc Barféty
à
16:11:00
1 commentaires
Libellés : histoire du Dauphiné
































